La mise en place d’une régie citoyenne a été promue par l’association Forum Grosselin, le consortium “Grosselin Demain” des coopératives d’habitants participatives, la coopératives Ressources Urbaines et l’association Après-GE en vue de la gestion des surfaces d’activités du futur quartier PAV-Grosselin.

L’objectif étant de promouvoir un outil permettant d’accompagner et coordonner une économie locale durable et résiliente. Un outil qui permettrait ainsi aux citoyen.ne.s et aux collectivités d’avoir leur mot à dire face à la loi du marché, à travers la promotion et redynamisation de l’artisanat local dans les quartiers.

Le but du présent projet, c’est de développer et d’expérimenter un tel outil à l’échelle d’une petite ville. Un des aspects qui rend cette expérience possible, c’est le fait que le quartier va comporter une forte proportion de coopératives d’habitants qui pourront choisir quelles activités se déroulent dans leurs bâtiments.

La transformation du quartier industriel PAV Grosselin nous offre une occasion unique de mettre en place et d’expérimenter cet outil. Contrairement au quartier des Vergers, la transformation va se faire sur plusieurs dizaines d’années.

Imaginons un instant qu’une régie citoyenne prenne en charge la gestion d’un tiers des arcades du quartier (soit ¹/3 des 127’000 m² initialement prévus) :
Insuffler, favoriser, incuber et soutenir le développement de nouvelles filières de la production à la consommation en passant par la transformation ;
Définir et faire respecter des critères économiques, écologiques et sociaux pour accompagner les activités du quartier ;
Coordonner et favoriser la mutualisation des livraisons, la gestion des déchets, les dépannages entre activités, les heures d’ouverture ;
Favoriser la complémentarité entre les services de quartier telles que les services d’hygiène, santé, mobilité, formation, dépannage, garde d’enfants ;
Mettre en place un fonds solidaire (alimenté par des loyers plus élevés dans certaines arcades) afin de soutenir des activités d’intérêt public ;
Apporter un réel pouvoir de négociation pour obtenir des loyers modérés, notamment pour les activités créatrices, artistiques et culturelles ;
Impliquer les citoyen-ne-s (futurs habitant-e-s et voisin-e-s) à devenir de véritables acteurs-trices de la transformation du quartier – y compris en ce qui concerne l’économie du quartier ;
Faciliter la coordination et l’intégration entre les activités existantes qui vont rester dans le quartier et les nouvelles activités qui vont arriver ;
Contribuer à mettre en place divers mécanismes financiers et sociaux pour soutenir et accompagner les porteurs de projets.