Apéros Grosselin

le principe des apéros-cafés GROSSELIN

Un rendez-vous régulier à l'heure de l'apéro pour discuter librement de sujets liés à la ville, à l'habitat et aux aménagements urbains. Ce n'est pas tout à fait une conférence, ni une table ronde, mais plutôt une conversation ouverte, sur un thème qui se rapporte, de près ou de loin, à la transformation du quartier Grosselin. Un-e ou plusieurs invité-es sont sollicité-es pour faire une brève introduction, avant d'ouvrir le débat avec une discussion à bâtons rompus, tout cela en croquant une tartelette aux légumes grillés, en dégustant un cru genevois et bien d'autres amuse-bouches préparés par le Forum Grosselin pour l'occasion. ​​ ​ ​

Tous les 1ers mardis du mois dès 18h au Forum Grosselin. ​​ 

Adresse : Forum Grosselin, ancienne usine Parker, rue Jacques-Grosselin 50c, Carouge ​

Entrée libre, sans inscription

Apéro offert par le Forum Grosselin
Prochain apéro Grosselin : 

Mardi 3 mars, Didier Arnoux et Hélène Wuthrich de l’association Pré en bulle. Ceux-ci activent les quartiers des Grottes, Cropettes et Montbrillant à travers une programmation socioculturelle hors-murs qui invite les habitants à se rencontrer et à forger une identité commune festive, intergénérationnelle et inclusive.

Mardi 31 mars, des membres des Jardins de la Jonction viendront parler de leur action par l’occupation transitoire des anciennes halles TPG, pour faire vivre un lieu en transition à travers une programmation sociale, écologique et culturelle, avant sa transformation en parc public.

Mardi 5 mai, Le Nid (épicerie participative) et La Calim (Caisse genevoise de l’alimentation) viendront parler d’alimentation responsable : comment consommer mieux, promouvoir un accès à une alimentation saine pour toutes et tous, payer le prix juste aux paysannes et paysans et prendre les décisions en commun.





ARCHIVES DES APÉROS ET CAFÉS GROSSELIN (2023-2025)

En 2026 : cycle "Lieux communs, expériences collectives"

mardi 3 février, 18h-20h, Au coeur du chantier, avec Simone Guibendif.

Au cœur du chantier (ACDC) c’est la rencontre entre un dispositif physique (la maison du chantier qui, habituellement, voit se succéder les corps de métier) et des moments clés du chantier (par ex. la pose de la première pierre, le bouquet de chantier |fin du gros œuvre|, l’inauguration du bâtiment).  
Ici, les habitant.e.s, futur.e.s usager.e.s, le voisinage, ainsi que toutes les personnes impliquées dans la construction (architectes, ingénieurs, maitres d’ouvrage, électriciens, menuisiers, peintres, plaquistes, etc.) sont amenés à se rencontrer, se côtoyer, échanger.   

C’est à la fois un laps de temps et un espace qui permettent de faire le lien entre ceux qui font les espaces, et ceux qui (plus tard) vont les faire vivre.   
Un témoignage profondément vivant qui humanise ces chantiers, souvent cachés par des barrières et inaccessibles au public, qui durent des mois, parfois des années.   

ACDC c’est également un parti pris : celui de faire intervenir l’art pour créer ces moments de convivialité, d’échange, voire de surprise, et de faire un pas de côté pour se comprendre. Le projet Superstructure de Severin Guelpa en témoigne à Meyrin, au cœur même du chantier des Vergers, en 2019, dont cette vidéo retranscrit l'expérience : ici.

En 2025 : cycle "Participation, Gouvernance, Réemploi"

mardi 4 novembre, 18h-20h : "La culture prend la place", avec Sandro Rossetti et Isabelle Dorsaz. 

Sandro Rossetti n'est plus à présenter : architecte, comédien et musicien engagé, cofondateur de l’AMR, du Théâtre du Loup et de la Fanfare du Loup, membre de l’Association pour la nouvelle Comédie, il est de toutes les luttes pour la défense et la promotion de la culture à Genève. Isabelle Dorsaz est architecte également, mais bien plus encore : chanteuse, musicienne multi-instrumentiste, cartomancienne spécialiste des tarots, organisatrice de concerts et responsable de la Traboule à Carouge. Tous deux partagent leurs expériences et leurs projets, les difficultés rencontrées mais aussi les victoires, petites et grandes, sur l'adversité et la lourdeur des contraintes bureaucratiques ou politiques, en soulignant l'importance de la culture dans la fabrication de la ville. 

mardi 7 octobre, 18h-20h : "Soub7, une expérience coopérative."  Danya Stasius, est une habitante de l’immeuble situé rue Soubeyran n° 7, à Genève, géré par une association. Olivier Krumm, est un habitant de Soub7, mais également employé de la coopérative qui a construit l'immeuble, notamment pour porter des projets en tant que représentant du maître d'ouvrage (RMO) et comme gérant technique de l'immeuble Soub7.

Soub7, c’est une belle histoire qui a débuté entre décembre 2016 et mars 2017 et qui évolue jour après jour. La grande majorité des personnes vivant dans l’immeuble a choisi d’intégrer ce lieu et investit de son temps sans aucune obligation hormis la charte de l'immeuble. La motivation de gérer de manière autonome cet habitat en participant aux diverses séances de prises de décision (plénières ou commissions), en assumant les tâches d’entretien inhérentes ou, encore, en apportant sa touche toute personnelle à la cohabitation au quotidien reste intacte. Il y a quand même des questions en suspens : comment accueillir au mieux les nouvelles arrivées ? comment maintenir une autogestion collective vivante, souple et conviviale ? et avec quels outils ? 

mardi 2 septembre : "L'aventure du quartier des Vergers à Meyrin", avec Pierre-Alain Tschudi, pour parler de l'aventure participative autour de la réalisation du quartier des Vergers.

Ancien maire et conseiller administratif de Meyrin, P.-A. Tschudi raconte comment sa commune a su mettre en place le processus participatif original qui caractérise l'écoquartier des Vergers. Les Vergers, ce sont 1'350 logements, répartis dans une trentaine de bâtiments, dont la plupart sont des coopératives d'habitation. A l'origine de cette aventure, la volonté des autorités municipales d'associer les habitant-es de Meyrin à la réalisation de ce nouveau quartier. Depuis l'adoption du plan localisé de quartier en 2011, définissant les grandes lignes du projet, jusqu'en 2021 et l'arrivée des derniers habitant-es, c'est un long processus démocratique qui a été mis en place et soutenu par la commune afin de faire de cet ensemble un quartier exemplaire en terme de participation, de mobilité et de durabilité, tout en favorisant son intégration dans l'espace de la ville déjà existante. Appels à projets pour l'attribution des droits à bâtir, chartes, forums citoyens, groupes de travail, soirées participatives, événements et fêtes de quartier, c'est un dispositif multiple qui a été proposé afin d'associer le plus possible les habitant-es aux décisions. Bien sûr, il y a eu quelques faiblesses : trop d'implication de la commune dans les processus participatifs et pas assez des services de l'Etat, absence d'un lieu dédié à la gouvernance (assemblée citoyenne) où se prennent les décisions, etc. Mais globalement, la réalisation des Vergers reste un succès et une référence en matière d'écoquartier et de participation dans le développement urbain.

mardi 3 juin : "La Collective, ou la mutation exceptionnelle de deux immeubles de 1885" avec Daniela Liengme et Laura Mechkat, architectes associées, bureau liengme mechkat architectes.

Dès 2027, la Collective offrira en plein cœur de Genève des prestations et activités pour les femmes et minorités de genre, avec un café-restaurant, une bibliothèque, un espace santé, une halte-garderie, des activités culturelles tout public, des bureaux pour des associations, ainsi que des logements. Processus de transformation de deux immeubles bourgeois en un lieu novateur et inclusif, un projet complexe mené par le bureau liengme mechkat, en participation avec les différentes associations féminines et féministes genevoises concernées.

mardi 6 mai : "Aménagements participatifs dans l’espace public" , avec Olowine Rogg, urbaniste indépendante, spécialisée en processus participatifs.

Quartier de la Concorde, ensemble des Minoteries. Ces deux sites ont bénéficié d’une expertise citoyenne, dans le cadre d’une démarche participative menée par Olowine Rogg. Coordinatrice du Forum 1203 jusqu’en 2012, aujourd’hui urbaniste indépendante spécialisée en processus participatifs, Olowine partage les expériences et les enseignements à tirer de ces projets menés dans un contexte urbain existant. 
-> PDF de présentation

mardi 1er avril : "Ressources urbaines dans des espaces en mutation", avec Matthias Solenthaler, membre fondateur de la coopérative Ressources urbaines.

Usine Stern au Sentier des Saules, MACO, caserne des Vernets, poste des Charmilles, Pavillons aux Vergers, usine Parker, Marbrerie 13 et d’autres encore… Depuis bientôt dix ans, la coopérative Ressources Urbaines propose à ses membres, artistes, artisan-e-x-s, créateur-ice-x-s et acteur-ice-x-s socio-culturel-le-x-s, des espaces de production, d’échange et de diffusion à des prix abordables dans le canton de Genève. Pour l’essentiel, il s’agit d’une occupation transitoire dans des lieux voués à être transformés, mais chacune constitue un jalon dans la mise à disposition de précieuses surfaces d’activités, dans l’existant comme dans le neuf. Matthias Solenthaler, membre fondateur de RU, présente l’expérience de la coopérative et les perspectives qu’elle offre pour un périmètre tel que Grosselin. 

mardi 4 mars : "Faire quartier dans une ville en mutation", avec Monica Battaglini Mottier, docteure en science politique, professeure à la Haute école de travail social de Genève.

Un « quartier n’existe que si on le produit ». C’est l’affirmation du sociologue de l’urbain Jacques Donzelot, qui publiait en 2006 l’ouvrage « Quand la ville se défait ». Dans un contexte de transformations majeures qui caractérisent l’actualité genevoise et en suivant l’invitation à la réflexion proposée par la sociologie urbaine, le questionnement surgit quasi instinctivement : comment fait-on donc pour produire un quartier ? Qui doit produire le quartier ? De quel quartier parle-t-on ? Lors de cette conversation, le regard sera posé sur la place occupée par les organisations de la société civile (les associations, les fondations, etc.) dans la construction de quartiers, au-delà du travail connu et reconnu des concepteurs et des bâtisseurs officiels. Cette approche tente d’éclairer le processus de réalisation du quartier de Grosselin en mettant en évidence le rôle qu’une association comme le Forum Grosselin peut jouer, notamment en fonction des relations entretenues avec les collectivités publiques en général et avec les financeurs en particulier. 


mardi 4 février : "La participation des jeunes à Carouge", avec Jérôme Grand, docteur en science politique, responsable du secteur "jeunes, aînés et action citoyenne" au Service des Affaires Sociales de la Ville de Carouge

Le rapport à la politique des jeunes, étudié sous le prisme de leur participation, constitue un domaine largement étudié qui établit deux postulats contradictoires. D’un côté, certains chercheurs du début des années 2000 s’accordent sur le fait que les jeunes participent de moins en moins aux élections et sont également beaucoup moins attirés par les formes de participation politiques dites conventionnelles, telles que le vote ou l’adhésion partisane. D’un autre côté, des études plus récentes soutiennent le fait que les jeunes ne sont pas totalement détachés des formes de participation politiques, mais que leur engagement se déplace vers des formes de participation politiques dites non-conventionnelles, en privilégiant davantage un engagement de type associatif par exemple. Les jeunes participeraient, mais différemment par rapport aux anciennes générations. Ces recherches démontrent notamment que les jeunes tendent à adopter des formes de participation locale, de courte durée, individualisées et autogérées, ou effectuées de manière collective à travers des liens d’amitié. Ce café Grosselin est l'occasion d’interroger ce constat dans le contexte particulier de la Ville de Carouge, d’explorer et de discuter ensemble des pistes qui en découlent.


En 2024 : cycle thématique sur la "construction durable", en alternance avec "ville est vulnérabilité" :


28 novembre : "Terres d'avenir" avec Olivier Krumm, architecte et spécialiste du pisé et Laurent de Wurstemberger, architecte et co-fondateur de Terrabloc -> PDF de présentation

17 octobre : "Histoires pour un quartier accueillant - 5 récits transdisciplinaires pour le quartier Grosselin", avec la participation de Emilie Sandoz, enseignante HES, filière Gestion de la nature, Didier Challand, enseignant HES, filière Architecture, Nathalie Mongé, enseignante HES, filière Architecture du Paysage -> PDF de présentation

19 septembre : "Construction durable : une approche contextuelle", avec Federica Bufano et Enric Argemi, du bureau Argemi Bufano architectes, à Genève -> PDF de présentation

22 août : "Habitat minimum et logement provisoire", avec Andrea Calanchini, architecte EPFL, du bureau Calanchini Greub Architectes et Vince Fasciani, de la Fondation Carrefour-Rue & Coulou -> PDF de présentation

20 juin : "Penser et créer une ville ouverte", avec Olivier Waeber, doctorant et assistant à l'Institut de Recherches Sociologiques de l'UNIGE 


16 mai : "Les matériaux biosourcés", avec Stéphane Fuchs, architecte HES SIA, Ecobiologiste de la construction et fondateur du bureau genevois atba sa (www.atba.ch), fondé en 1999, et Rafa Sala, architecte ETSAV, spécialiste matériaux régénératifs EPFZ et membre du bureau atba 


18 avril : "Construire en bois, aujourd'hui", avec Rafael Villar, ingénieur civil, associé du bureau genevois Charpente Concept 

21 mars : "Habitat 4 générations, vers un nouvel ordinaire", avec Laura Mechkat, architecte et membre de l'assocation H4G 



en 2023 :

11 octobre : "Ville et vulnérabilité", avec Ulrike Armbruster Elatifi (maître d'enseignement à la HETS), pour parler de la manière dont les personnes âgées tentent de s'adapter à l'espace public en utilisant différentes stratégies -> PDF de présentation

14 septembre : "L'eau et la ville" avec l'association ANECO, ou comment aborder différemment la question des eaux usées -> PDF de présentation

7 juin : "Parlez-vous PLQ ?" avec Anita Frei et Jose Garcia Carrera, ou comment décrypter un plan localisé de quartier ->PDF de présentation



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